Biréli LAGRENE

EN CONCERT LE 22 A 20H30

Biréli Lagrène

Solo Suites

 

Soufflenheim, 1966, un de ces villages d’Alsace où vivent les manouches. Jour et nuit, derrière une immense guitare, Biréli improvise. Il a 4 ans, ne sait qu’improviser et ne s’en lasse jamais. Il est, comme on dit, un enfant.

L’enfant dort avec sa guitare. Il entend dans ses rêves, mélodies et accords saugrenus ou bien somptueux, qui reviendront bien plus tard sous ses doigts. Quand il s’y attendra le moins. À l’improviste.

Très vite, en famille ou en fêtes, il comprend que jouer, c’est jouer ensemble.

Ensemble, il aura croisé la route des plus grands musiciens, les précieux, les monstres ou les modestes – ce qui ne change strictement rien – avec toujours le même feu. Le même engagement, la même joie de jouer.

 

Memories, fatrasie de mémoires déchaînées, toucher soyeux, décrochages subits et spirales des anges, ouvre ce sidérant album Solo suites. Fatrasies, genre poétique très prisé au 15e siècle, redécouvert, tiens donc, par les surréalistes… Solo suites est de cet ordre du désordre.

Premier album en solo de Biréli Lagrène.

Biréli seul à seul, sur le qui-vive, dans le double silence du studio…

Album qu’on attendait, bien sûr, mais enfin, c’est même pour ça qu’on l’aime, Biréli n’en fait qu’à sa tête. Solo suites, l’album, ne viendra qu’à son heure. Non sans mal ni patience. Mais à l’instant voulu.

Solo suites, va bien au-delà de ce que l’on pouvait attendre.

L’enfance retrouvée.

L’enfance retrouvée, certes, mais après quel détour, quelle discographie joufflue, quelles nuits de musique non enregistrées, quelle vie…